DES FEMMES TEMOIGNENT:

 

« En toute chose rendons grâce »

Samedi 28 septembre 2019, 110 pèlerines se rassemblent devant l’abbaye Sainte Scholastique à Dourgne, pour la 11° édition du Pélé des mères 31, ayant pour thème « En toute chose rendons grâce ». C’est le père Tanguy-Marie Pouliquen, dela Communauté des Béatitudes de Toulouse qui nous accompagne, avec 2 sœurs de sa communauté et une sœur franciscaine. Après un temps d’accueil, des équipes de 10 se constituent, menées par des responsables d’équipe aguerries, chargées d’animer le groupe, tout en veillant à sa cohésion.

La louange sonne l’entrée en pèlerinage et bannière en avant, la colonne se met en marche, traversant une superbe campagne, sous un ciel clément. De belles voix s‘élèvent : « Pour tes merveilles, je veux chanter ton Nom... ». Des pauses rythment le parcours, permettant des échanges en équipe ou de suivre, à l’ombre de vieux chênes, un premier topo : « Rendre grâce » avec un texte de Jacques Gauthier. Le père Tanguy-Marie plante aussitôt le décor : « Faites de votre vie une action eucharistique, une action de Grâce », soyez dans l’accueil de la Grâce, car Dieu se donne toujours. Il nous rappelle la phrase du pape François : « Il frappe à la porte de notre cœur » ! Pour parvenir à ce but il nous invite à avoir recours sans cesse à la prière et nous donne une recette de vie pour nous y aider : « Pas de prière, pas de petit déjeuner !». Il nous invite à accueillir le Christ, à nous laisser transformer par sa parole créatrice qui saura rendre nos visages radieux.

Nous repartons vers Lagardiolle pour confier nos intentions de prières et prendre le temps de nous restaurer. A Saint-Avit un nouveau topo nous réunit : « Rendre grâce dans l’épreuve » à partir d’un texte du père André Cabes. « Dieu est présent à notre souffrance. Il ne se substitue pas » nous dit le père Tanguy-Marie. « L’épreuve devient alors une porte étroite qui nous invite à nous positionner, à avoir foi en la vie. Car, au cœur de la plus grande douleur, il y a l’espérance. Je vous encourage à apprendre à voir la beauté dans la plus grande douleur. Nous pouvons être présents à la souffrance de l’autre, nous reprenons notre marche à travers champs, en méditant sur ce topo.Notre parcours de 14 kms en plaine touche à sa fin. Nous nous installons dans nos gîtes, à proximité des abbayes, et nous nous retrouvons sur la prairie d’En Calcat pour l’Eucharistie : temps d’action de Grâce. A la grange, un repas nous est servi, alors que des pèlerines s’affairent pour assurer des services. Alors que la nuit tombe : nous nous retrouvons pour la veillée dans une salle ou un bel oratoire a été installé. Une maman vient témoigner des grâces qu’elle et sa famille, ont reçues à l’occasion du départ vers le ciel de Julien, 7 ans. Une grande émotion est perceptible chez chacune de ces mamans attentives. S’en suit une veillée d’adoration avec des relais assurés tout au long de la nuit. Nombreuses sont les mamans qui vont se confesser auprès des 4 prêtres mobilisés pour l’occasion.

Dimanche, nous sommes heureuses de pouvoir rejoindre la communauté des frères d’En Calcat pour les Laudes. Un petit déjeuner nous attend et un des frères bénédictins nous rejoint pour la louange nous partageant aussi la joie de sa communauté d’avoir pu prier avec nous. Après la plaine, aujourd’hui nous prenons de la hauteur et nous dirigeons vers la Capelette qui domine si majestueusement la plaine du Lauragais. A l’église St Stapin, après avoir écouté un texte de Juliette Levivier « Rendre grâce avec Marie », le père Pouliquen nous dit comment la mère règne sur son foyer. Marie est la toute 1ère église. Elle a été celle qui a eu la foi au Golgotha et qui nous permets de recevoir la rédemption. « Prier Marie est TRÈS, TRÈS, TRÈS important » se permet -il de nous rappeler en reprenant les paroles de Jean-Paul II. Par l’intermédiaire de Marie, nous sommes disponibles à la Grâce car elle est : - vierge - mère de Dieu - immaculée. Marie a grandi dans la charité. Il poursuit en disant que le mystère de la femme est d’accueillir : - la vie - les enfants - son mari. La femme est assoiffée de tendresse et d’affection. En référence à Edith Stein, il nous dit que la femme se structure à partir de la profondeur du cœur. Elle est la sentinelle du matin. Le père nous appelle à savoir bénir nos maris et ceux que nous aimons. Cette bénédiction deviendra alors présence divine au sein de nos familles.

Notre montée s’amorce, à travers bois, prés et landes et après l’effort, nous découvrons au loin, peu de temps avant l’arrivée, en guise de récompense, cette belle chapelle.

A l’approche de la bannière nos organisatrices s’empressent de sonner les cloches… Nous voilà arrivées au sommet de notre parcours et c’est en chantant dans cette chapelle, à l’acoustique si belle, que nous proclamons notre joie et rendons grâce. « Que ma bouche chante ta louange... » Toutes rassemblées sur les quelques rares mètres carrés ombragés, nous reprenons des forces avec notre pique-nique tiré du sac. Certaines, pour se protéger du soleil, n ‘hésiteront pas à monter à l’escalier du clocher. Face à cette majestueuse plaine du Lauragais, après un texte de Jacques Gauthier « Être disciple missionnaire », le père anime un dernier topo : « Donner en retour ». Avec le pape François il prône une vie unifiée et unifiante, ainsi que la nécessité d’aller aux périphéries. Sortir des conceptions mondaines et arrêter avec le narcissisme théologique. Notre vie ne peut être lumière que si elle est Christo centrée. Nous devons retrouver la douce joie de l’annonce de l’Evangile.

Pour nous expliquer cela le père Tanguy-Marie nous développe l’ADAI :

ACCUEILLIR : tout le monde sans distinction, la personne là où elle en est.

DISCERNER : le bien de la personne où elle en est, de nos maris où ils en sont maintenant, savoir les écouter.

ACCOMPAGNER : Savoir engager des processus de croissance (encourager notre mari, lui dire « Bravo » et lui demander ce qu’il veut lui. Ne pas oublier que la priorité dans la famille c’est le mari.

INTÉGRER : accepter la réalité que l’homme est différent de la femme et que le centre du mariage est le Christ : plus on s’approche de ce centre plus on s’approche de l’autre. Nos perceptions sont différentes. Nos maris ne voient pas les mêmes choses que nous, aussi n’hésitons pas à leur demander ce qu’ils voient. Et au père de conclure : Bonne chance avec vos maris.

Le temps d’une photo du groupe, et nous nous dirigeons rapidement vers le petit sentier qui nous conduit à l‘église de Massaguel où nous attendent les familles. C’est, bannière en avant et 3 paniers de fleurs symbolisant les grâces reçues au cours de ce pèlerinage, que nous entrons pour l’eucharistie d’envoi. Des chants aussitôt envahissent cet édifice et toutes proclament la gloire du Seigneur. « Qu’exulte tout l’univers... » Le groupe se sépare alors. Chaque pèlerine reprend le chemin du retour, fortifiée dans sa foi, boostée par les interventions du père qu’il a su rendre claires, concrètes et pleines d’humour. Toutes ont apprécié l’enthousiasme communicatif de l’équipe organisatrice et se disent : « A l’année prochaine ! »

Octobre 2019, Guillemette, une pèlerine

 

 

« Venez vous reposer sur mon cœur »

8 h du matin, samedi 29 septembre 2018, 120 pèlerines se rassemblent dans
l’église Saint Jean Baptiste de Verdalle, dans le Tarn, pour le 10° pèlerinage des
mères, du diocèse de Toulouse.
Au cœur de cette église, remarquablement restaurée, sous la bannière réalisée
pour l’occasion, le message est lancé : « Venez vous reposer sur mon cœur »
Le père Michel Martin Prével, Berger de la communauté des Béatitudes de
Blagnac, enrichi de son expérience d’époux, de père et de grand-père, vient
nous aider dans notre cheminement.
« Reposez vous » commence t’il par nous dire .Car savoir perdre du temps peut
nous en faire gagner. Sans céder à l’excès des loisirs qui vide les âmes et les
cœurs, luttons contre l’activisme et veillons à l’équilibre de notre personne car
nous devons tenir dans la durée, la fidélité et l’espérance. Pour cela, n’hésitons
pas, comme aujourd‘hui, à nous rendre dans la nature, joyau de la création.
Nous retrouverons alors notre base : notre corps et notre âme ce qui nous aidera
à comprendre comment nous sommes fabriquées « Au fond du calice ,vous
trouverez la Paix »
Ce temps de repos, le shabbat, nous dit il, sera un temps de louange, de
rencontre et de partage.Repos aussi dans l’oraison où l’on ne manquera pas de
s’abandonner.
Notre pèlerinage se poursuit de l’ églises de Lagardiole à celle de St Avit pour
terminer la journée auprès des frères d’En Calcat et des sœurs de Sainte
Scolastique qui nous ouvrent les portes de leurs gîtes et hostellerie.
Une veillée, devant le saint sacrement, très joliment présenté, lancera la nuit
d’adoration .Nombreuses seront les pèlerines qui y trouveront repos et
consolation.
Après la prière du matin sur la prairie des frères, la chapelle de St Stapin nous
accueille pour notre première halte avant d’entamer la montée vers la
Capelette .
Pas après pas, chant après chant, entrecoupés de chapelets, les visages et les
sourires de ces femmes, d’ages et d’histoires différentes, s’ouvrent et se font
plus rayonnants.Par l’écoute et la bienveillance, par équipe de 10, nous nous
découvrons peu à peu, et des partages plus approfondis nous rassemblent.
La montée est longue, la chaleur et la fatigue se font sentir, les pieds sont
douloureux, quand à la sortie de la forêt nous découvrons cette petite chapelle
qui domine si majestueusement la plaine du Lauragais. La vue magnifique qui
s’étend devant nous nous fait oublier toutes ces petites misères et c’est à gorges
déployées que nous chantons dans cette chapelle « Par toute la terre ... »
Michel Martin Prével poursuit son accompagnement en nous parlant de Marthe
et Marie:deux personnages qui incarnent les deux parties de notre être:l’une
multitâche qui a la maîtrise de l’organisation, et l’autre, à l’écoute et dans le
dialogue, nous rappelant ainsi de ne jamais dissocier, la prière de l’action. Pour
cela ,il nous rappelle la nécessité de la lecture de la parole qui va nous aider à

consentir à la vie. »Parle Seigneur ton serviteur écoute »
Et il terminera par dire MERCI aux femmes, qui sont vouées aux dons ,qui
doivent tenir coûte que coûte en prenant tous les moyens pour y arriver, pour
ensuite s‘abandonner, car le Seigneur fait le reste. Nous serons alors dans la
PAIX : résultat de la constance et de la patience.Amour,joie,paix seront alors
fruits de l’Esprit.
Un petit sentier nous ramène à En Calcat où les familles nous attendent pour
partager l’eucharistie et ainsi conclure notre pèlerinage.

Guillemette, pélerine. 2018

 

 

« Père tu te fais si proche ! »

Père, qu’est-ce qui me pousse si fort à venir à ce pèlerinage ?

Qu’est-ce qui attire toutes ces mamans d’âges et d’horizons si différents ?

Est-ce toi qui nous appelle, Seigneur ?

Tout au long de ces deux jours, je te cherche et te trouve :

  • Tu es dans ces sourires et ces regards
  • Tu es dans les confidences
  • Tu es dans cette écoute attentive et bienveillante
  • Tu es dans cette nature
  • Tu es dans cet accueil chaleureux, attentif
  • Tu es dans les textes choisis qui nous parlent au cœur
  • Tu es dans toutes nos intentions de prière
  • Tu es dans cette louange et la beauté de ces chants
  • Tu me souris et me regardes
  • Tu me parles au travers des autres
  • Tu m’écoutes et me m’accueilles
  • Tu ouvres tes bras et je me blottis.

 

Et pourtant, quoi d’extraordinaire ? Quoi de plus banal ? Marcher, prier, se tourner vers toi, accueillir et communiquer, chanter, célébrer…

 

Pourquoi une telle émotion à évoquer ces moments ?

 

Puisse cette force et cette détermination m’habiter au long de cette année ! Rends-moi humble et forte de Toi.

 

Amen !

 Marie-Jo

 

Radio Présence "Vivante Eglise" parle du pèlerinage des mères

 

(émission du 16 sept. 2014)

(émission du 06 sept. 2013)

(émission du 14 sept. 2012)

(émission du 08 sept. 2011)